
La tension est à son comble au Moyen-Orient, suite à des frappes d’une rare intensité qui ont ciblé des infrastructures énergétiques cruciales. Le président américain, Donald Trump, a confirmé qu’Israël avait frappé le champ gazier iranien de South Pars, tout en niant toute implication directe des États-Unis. Il a menacé de détruire ce site gazier si Téhéran osait de nouveau attaquer les installations énergétiques du Qatar. Cette déclaration intervient après que le Qatar a signalé des « dommages considérables » sur son complexe gazier de Ras Laffan suite à des attaques de missiles iraniens.
En parallèle, l’Iran a exécuté trois émeutiers accusés de meurtre et de collaboration avec des entités étrangères, ravivant les tensions internes et les accusations contre Israël et les États-Unis. L’armée israélienne a, quant à elle, fait état de tirs de missiles depuis l’Iran vers son territoire, provoquant la mort d’un travailleur étranger. Face à cette situation volatile, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faisal Bin Farhan, a averti que le Royaume se réservait le droit de mener des actions militaires si nécessaire, condamnant les attaques répétées contre les sites civils dans le Golfe.
L’Union européenne a également réagi, appelant Israël à cesser ses opérations au Liban tout en condamnant les actions du Hezbollah. De son côté, le président français, Emmanuel Macron, a proposé un moratoire sur les frappes ciblant les infrastructures civiles et a échangé avec les dirigeants américain et qatari. Ces événements ont eu un impact immédiat sur les marchés, le cours du baril de Brent s’envolant de 5 % en raison des craintes de perturbations de l’offre. La situation reste donc extrêmement préoccupante, avec des conséquences humanitaires déjà visibles en Cisjordanie où des frappes ont fait plusieurs victimes palestiniennes.






