
La tension persiste au Moyen-Orient. Le Koweït a annoncé avoir déjoué une tentative d’« infiltration » des Gardiens de la Révolution iraniens. Quatre individus ont été interpellés début mai alors qu’ils tentaient de pénétrer sur le territoire koweïtien par voie maritime, selon le ministère de l’Intérieur du Koweït. Les suspects auraient avoué leur appartenance aux Gardiens de la Révolution iraniens et leur intention d’infiltrer l’île de Bubiyan pour des « actions hostiles ».
Parallèlement, la situation au Liban reste préoccupante. Les frappes israéliennes auraient causé la mort de 380 personnes depuis le cessez-le-feu du 17 avril, dont 22 enfants et 39 femmes, d’après le ministère de la Santé libanais. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé que le désarmement de son groupe n’était pas négociable et a promis de transformer la bataille avec Israël « en enfer ».
Sur le plan diplomatique, les négociations entre Washington et Téhéran piétinent. Donald Trump a jugé le cessez-le-feu « sous assistance respiratoire » et envisage de relancer l’opération de protection des navires dans le détroit d’Ormuz. L’Iran, de son côté, a averti que sa réponse aux États-Unis devait être acceptée telle quelle et a menacé d’enrichir son uranium à 90% en cas de nouvelle agression, un niveau permettant la fabrication d’armes nucléaires. Le Premier ministre qatari a également appelé l’Iran à ne pas utiliser le détroit d’Ormuz comme un moyen de « chantage » envers les pays du Golfe.
Des révélations du Wall Street Journal indiquent que les Émirats arabes unis auraient mené leurs propres frappes contre des installations pétrolières iraniennes en avril, ajoutant une nouvelle dimension aux dynamiques régionales. Ces frappes émiraties auraient ciblé l’île de Lavan, un territoire iranien dans le Golfe, en réponse à des attaques précédentes non attribuées. Les Émirats ont été la cible de nombreuses attaques iraniennes depuis le début du conflit, malgré un taux d’interception élevé des systèmes de défense aérienne.








