France-cyber-defense
La France intensifie sa préparation face à la cyberguerre, avec le général Emmanuel Naëgelen à la tête de la cyberdéfense. Le pays renforce ses infrastructures critiques et développe ses capacités en cybersécurité.

La France intensifie sa préparation face à une menace cyber complexe et croissante. Lors de l’exercice Locked Shields 2026, organisé en Estonie par le Centre d’excellence de cyberdéfense de l’OTAN, les cybercombattants français, associés aux Suédois, ont atteint la troisième place. Cet exercice, qui a réuni plus de 4 000 participants de 41 pays, simule la protection de réseaux informatiques complexes, incluant des infrastructures critiques comme les réseaux énergétiques et les systèmes civils essentiels tels que les hôpitaux.

Le général Emmanuel Naëgelen, nouveau commandant de la cyberdéfense, souligne l’évolution constante des enjeux militaires cyber. Il a pris ses fonctions le 1er août 2025, après avoir été directeur général adjoint de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). La stratégie nationale de cybersécurité 2026-2030 de la France met l’accent sur la création d’un vaste vivier de talents en cybersécurité, le renforcement de la cyber-résilience de l’économie et de la sphère sociale, ainsi que la dissuasion des cybermenaces.

Le Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER), créé en 2017, est au cœur de cette stratégie. Il regroupe les forces de cyberdéfense des armées françaises sous une autorité opérationnelle unique, responsable de la protection des systèmes d’information du ministère des Armées et de la conduite des opérations militaires de cyberdéfense. La France intègre pleinement le cyberespace comme une dimension à part entière de la défense nationale, aux côtés des domaines terrestre, maritime, aérien et spatial.

Le pays investit dans des technologies de pointe comme l’intelligence artificielle, le cloud computing et le Big Data pour renforcer ses capacités défensives et offensives. L’objectif est d’assurer la résilience face aux attaques et de maintenir une autonomie stratégique dans un environnement numérique en constante évolution.