
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre et potentiel candidat à la présidentielle, a publiquement reconnu avoir commis une « erreur » en acceptant deux statuettes lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères au Quai d’Orsay. Il a fait cette déclaration le dimanche 10 mai, lors de l’émission « Questions politiques » diffusée sur France Inter, France info et Le Monde. Les objets en question ont depuis été restitués.
L’affaire a refait surface après des révélations de l’émission « Complément d’enquête », diffusée sur France 2. Selon le lobbyiste Robert Bourgi, ces statuettes de Napoléon, d’une valeur estimée à 125 000 euros (75 000 et 50 000 euros), auraient été financées par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso, et l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. L’entourage de Dominique de Villepin conteste ces montants, affirmant que la valeur réelle serait « quatre à cinq fois inférieure ».
Dominique de Villepin a affirmé n’avoir eu connaissance ni du prix ni de l’origine des statuettes au moment où il les a reçues, pensant qu’il s’agissait de cadeaux personnels de Robert Bourgi. Il a également souligné qu’il n’existait « pas d’encadrement de ces situations à l’époque » concernant les cadeaux diplomatiques.
Dans le même temps, l’ancien ministre a dénoncé une « volonté de nuire » de la part de Robert Bourgi, qu’il présente comme un ami de longue date de Nicolas Sarkozy. Il a suggéré que ces « pseudos révélations » interviennent à un moment où Nicolas Sarkozy fait face à des difficultés judiciaires dans l’affaire libyenne, y voyant une tentative de « régler des comptes politiques ».






