
Le pape Léon XIV effectuera une visite officielle en France du 25 au 28 septembre 2026, marquant la douzième visite pontificale dans l’Hexagone depuis Jean-Paul II. Cette annonce met fin à des semaines de rumeurs et souligne l’importance diplomatique et spirituelle de ce déplacement. La dernière visite officielle d’un souverain pontife remonte à celle de Benoît XVI en 2008.
Avant Jean-Paul II, seuls Pie VI et Pie VII avaient foulé le sol français. Jean-Paul II, connu pour son affection particulière pour la « fille aînée de l’Église », a réalisé sept des douze voyages pontificaux, faisant de la France le pays qu’il a le plus visité en dehors de sa patrie. Ses passages incluent une visite d’État à Paris et Lisieux en 1980, un discours au Parlement européen à Strasbourg en 1988, et des pèlerinages à Lourdes, Lyon, Paray-le-Monial, Ars, Annecy, Tours, Saint-Laurent-sur-Sèvre, Auray et Reims. Il a également participé aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Paris en 1997 et est retourné à Lourdes en 2004 pour son dernier voyage.
Son successeur, Benoît XVI, a visité la France une seule fois en 2008, un voyage mémorable pour son discours aux Bernardins et sa visite à Lourdes. Le pape François, quant à lui, s’est rendu à trois reprises en France, mais sans jamais effectuer de visite officielle. Il a notamment prononcé un discours devant le Parlement européen à Strasbourg en 2014, participé aux Rencontres méditerranéennes à Marseille en 2023, et visité Ajaccio en 2024 pour un colloque sur la religion populaire.
La venue de Léon XIV s’annonce riche en symboles. Le souverain pontife est attendu à Paris, où il doit prononcer un discours au siège de l’UNESCO. Une étape à Lourdes est également envisagée, bien que le programme détaillé reste à confirmer. La possibilité d’une prière à Notre-Dame de Paris, rénovée, est fortement pressentie, marquant un moment fort pour le catholicisme français et international.
Cette visite est perçue comme un « grand moment d’espérance pour tous » par le président Emmanuel Macron, et la Conférence des évêques de France a exprimé sa « grande joie et grande responsabilité ». Elle offre une occasion de dialogue sur des sujets cruciaux tels que la vie, la recherche de sens, la foi et la paix, soulignant le dynamisme de l’Église en France face à ses défis contemporains.






