
À moins d’un an de l’élection présidentielle, l’ambition de Gérald Darmanin se heurte à la stratégie d’Édouard Philippe. Le ministre de la Justice, déçu que son idée de primaire ait été torpillée par l’ancien Premier ministre, fait monter les enchères. Il regrette que sa ligne de « gaulliste social » ne soit « nulle part » représentée dans le paysage politique actuel, une préoccupation exprimée récemment sur France Inter.
Gérald Darmanin, qui se décrit comme attaché au gaullisme social et attentif à la question sociale, a fondé le mouvement de réflexion « Populaires » pour construire une France plus juste et solidaire. Il se rendra prochainement à Alger pour une mission diplomatique, une preuve de son importance au sein du gouvernement Macron, étant le ministre à la plus forte longévité depuis le début du quinquennat.
Cependant, l’orgueil de Darmanin semble touché, non seulement par les ajustements de sa réforme de la justice, mais aussi par les coups portés à ses ambitions. Il cherche à peser sur le casting final pour 2027, ne voulant pas apparaître comme un simple ralliement. Bien qu’il reconnaisse une « sympathie et une amitié particulière » pour Édouard Philippe, et qu’il « respecte » beaucoup Gabriel Attal, il n’est pas entièrement convaincu par leurs candidatures.
La bataille pour 2027 entre Darmanin et Philippe se joue également sur la méthode, l’un plaidant pour une primaire et l’autre la rejetant. Pour l’instant, Darmanin privilégie une stratégie d’attente, de visibilité et d’utilité, tout en cherchant à défendre ses idées sociales. Son positionnement, parfois perçu comme un « socialisme de droite », vise à « entendre la colère du peuple » et promouvoir une « paix sociale », se référant à un « nouveau prolétariat » et critiquant les inégalités entre héritage et travail.






