
Face à une semaine de chaleur extrême, les hôpitaux français restent sous forte pression. Les services d’urgence, comme celui de Lariboisière à Paris, continuent de recevoir un afflux constant de patients, principalement des personnes âgées victimes de coups de chaud. Cette situation fait craindre une augmentation des décès à domicile pour les individus les plus vulnérables et isolés.
Les scènes observées devant les urgences témoignent de l’intensité de la crise. Ambulances et véhicules de pompiers se succèdent, transportant des patients en détresse, souvent en nage et parfois hagards. Un pompier parisien confirme l’ampleur des appels : « On a eu beaucoup d’appels ces deux trois derniers jours. Beaucoup de personnes âgées qui font des coups de chaud. » Cette situation est d’autant plus préoccupante que les infrastructures hospitalières peinent à faire face ; la salle d’accueil de Lariboisière, par exemple, n’est pas climatisée, offrant peu de répit aux patients.
La canicule met en évidence la fragilité des personnes âgées face à des températures inhabituelles. Beaucoup ne sont pas accoutumées à une telle intensité de chaleur, ce qui accroît les risques de déshydratation et de malaises. Les équipes médicales et de secours sont sur le qui-vive, mais la vigilance reste de mise, particulièrement pour les personnes seules, difficiles à joindre. La prévention et l’assistance aux aînés deviennent cruciales pour limiter les conséquences sanitaires de cette vague de chaleur persistante.






