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La nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales, applicable dès 2027, vise à contrer l'optimisation fiscale. Qui est réellement concerné par cette mesure ?

La nouvelle taxe sur les holdings patrimoniales, introduite par la loi de finances pour 2026, suscite de nombreuses interrogations chez les fiscalistes et les ingénieurs patrimoniaux. Cette contribution, due sur les exercices comptables clos à partir de fin 2026, devra être acquittée dès 2027.

Son objectif affiché est de contrecarrer les stratégies d’optimisation fiscale agressive des dirigeants d’entreprise, qui utilisent ces structures pour réduire significativement leur impôt. Les holdings patrimoniales permettent notamment de bénéficier d’une taxation allégée sur les bénéfices remontant de leurs filiales, grâce au régime « mère-fille ».

Concrètement, la taxe concerne les actifs non professionnels logés au sein de ces holdings. Si la société est basée en France, c’est elle qui devra s’acquitter de la taxe. En revanche, si la holding est établie à l’étranger, ce sont ses associés majoritaires domiciliés en France qui seront redevables de cette nouvelle contribution.

Certains critiques pointent du doigt un dispositif potentiellement inefficace, rappelant le peu de succès d’autres mesures fiscales jugées complexes. Ils s’interrogent sur la capacité des autorités à faire déclarer des usages personnels de biens sociaux, qui relèvent parfois d’abus de biens sociaux, et craignent que cette taxe n’ajoute une complexité administrative sans générer les recettes espérées, tout en renforçant l’image d’un « enfer fiscal » français.