
Quarante et une personnes ont perdu la vie à Nabi Chit, dans la vallée de la Bekaa, suite à un raid mené par un commando israélien. L’opération visait à retrouver les restes de Ron Arad, un pilote israélien disparu en 1986. Les forces spéciales ont creusé un trou béant dans le cimetière familial Al-Chokr, sans succès, laissant derrière elles un sillage de destruction. Ce bastion du Hezbollah a été le théâtre d’une incursion qui a soulevé l’indignation des habitants.
Un villageois de Nabi Chit, préférant garder l’anonymat, a témoigné de l’ampleur des dégâts : « Regardez cela ! Ils sont capables de faire un massacre pour arriver à leurs fins dans une opération qui n’a aucun objectif militaire. » Un autre habitant, dont un cousin a été tué, s’interroge sur la légitimité d’une telle violence : « Le soutien international dont bénéficie Israël lui permet de commettre des massacres comme celui-ci. Est-il normal de tuer autant de gens, d’enfants, pour extraire les restes d’un corps ? »
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a confirmé l’opération samedi soir, précisant qu’elle avait pour but de « localiser et libérer le pilote Ron Arad », tout en admettant n’avoir pas « obtenu les résultats escomptés ». Il a néanmoins réaffirmé « l’engagement de l’Etat d’Israël et le mien à mener à bien toutes nos missions concernant les prisonniers de guerre et les disparus ». L’armée israélienne n’a déploré aucune victime de son côté, tandis que le ministère de la santé libanais a fait état de 41 morts, dont trois soldats, et de 40 blessés.






