
Un désaccord majeur émerge au sein du mouvement Maga, alors que ses membres se rebellent contre la politique pro-IA de Donald Trump. Le président est accusé de ne pas tenir une promesse clé faite à sa base électorale. Les préoccupations concernent principalement l’envolée des coûts de l’électricité et les menaces pesant sur l’emploi, des sujets qui alimentent l’opposition aux projets de construction de centres de données soutenus par la Maison-Blanche.
L’inquiétude monte quant à l’impact de cette colère sur les prochaines élections de mi-mandat. Des figures du parti et des électeurs trumpistes expriment ouvertement leur désapprobation. Cette fracture s’est illustrée de manière frappante à Sand Springs, Oklahoma, où la population s’est mobilisée contre la construction d’un centre de données Google dédié à l’IA. Les habitants ont découvert, en novembre dernier, que le maire avait secrètement annexé un terrain agricole pour ce projet, provoquant des réunions houleuses et une forte opposition locale.
Brian Ingram, un résident dont la propriété jouxte le futur site, exprime ses craintes de pollution de l’eau et de l’air, insistant sur la vocation agricole de la zone. Le projet de Sand Springs, surnommé « Project Spring », est développé par White Rose Partners et prévoit des bâtiments de centres de données sur environ 800 acres, dont une partie dans le comté d’Osage. Google a confirmé son intérêt pour l’acquisition de ce site. Le conseil municipal de Sand Springs a approuvé le projet, malgré une opposition citoyenne notable.
Le soutien de Donald Trump à une norme fédérale en matière de régulation de l’intelligence artificielle, visant à empêcher les États d’imposer leurs propres restrictions, a rencontré une résistance de la part de certains partisans du mouvement Maga et de démocrates. Le président Trump a affirmé que l’investissement dans l’IA contribuait à la croissance économique des États-Unis, mais que la surréglementation par les États menaçait ce moteur de croissance. Des figures républicaines comme le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, et la représentante de Géorgie, Marjorie Taylor Greene, se sont prononcées contre cette intervention fédérale, défendant le droit des États à légiférer sur l’IA.
Cette controverse met en lumière une division au sein du parti républicain entre les populistes et les alliés de la Silicon Valley de Trump. Le président a d’ailleurs signé un décret visant à limiter le pouvoir des États à réglementer l’IA. Cette politique a provoqué des accusations selon lesquelles Trump aurait cédé aux donateurs des géants de la technologie.






