
Malgré une inéligibilité de dix ans pour blanchiment de fraude fiscale aggravée, Patrick Balkany, figure emblématique de Levallois-Perret, tente de conserver son influence sur la vie politique locale. Sa stratégie pour les élections municipales consiste à soutenir activement Mounia Inoughi, une candidate qui se présente sous la bannière de « Génération Balkany ».
La permanence de cette liste, visiblement inspirée par l’ancien maire, arbore des néons bleus rétro-disco, offrant une vue directe sur la mairie. À l’intérieur, Patrick Balkany, fidèle à son image, enchaîne les cigarillos et observe son ancien fief, qu’il a dirigé pendant trois décennies. Agnès Pottier-Dumas (LR), son ancienne directrice de cabinet et actuelle maire, occupe le fauteuil depuis six ans.
Patrick Balkany, dont l’inéligibilité a été confirmée par la cour d’appel en novembre 2025, a qualifié Mounia Inoughi de son « plan B ». Ancienne directrice commerciale chez Clarins et active dans la santé numérique, Mounia Inoughi, 53 ans, affirme vouloir « rétablir ce qu’il y avait avant, lors du mandat de Patrick » à Levallois. Cette démarche, cependant, est perçue par certains Levalloisiens comme un « cirque ridicule », bien que beaucoup expriment une certaine nostalgie pour l’ère Balkany, reconnaissant un bilan positif malgré les controverses.
Condamné en 2020 et 2021 pour fraude fiscale et blanchiment aggravé, Patrick Balkany a été reconnu coupable d’avoir dissimulé environ 13 millions d’euros au fisc entre 2007 et 2014, notamment via des villas luxueuses aux Caraïbes et au Maroc. Sa peine incluait quatre ans et demi de prison, 100 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Malgré cela, l’ex-édile reste très présent sur la scène politique levalloisienne, plaidant pour que les électeurs puissent choisir leurs représentants, indépendamment des décisions judiciaires.







