
Après un long séjour au Canada, un propriétaire de Bergerac a dû faire face à un refus inattendu de ses locataires de quitter les lieux à la fin du bail. Ce qui aurait dû être une simple récupération de sa maison s’est transformé en une véritable guerre psychologique, dont les péripéties, relayées par nos confrères de Sud-Ouest, pourraient bien donner des idées à d’autres propriétaires confrontés à des situations similaires.
L’histoire commence en 2024, lorsque le propriétaire met sa maison en location avant de s’envoler pour le Canada. Plus de six mois avant son retour, il informe les locataires par courrier de son intention de reprendre son bien. Cependant, à une semaine de son emménagement, il apprend que les locataires refusent de partir, le mettant dans une situation délicate. Déterminé, le propriétaire, décrit comme ayant une carrure imposante, décide d’agir.
Dans un premier temps, il tente de « squatter » sa propre maison en juin, cohabitant avec ses locataires dans une ambiance tendue. La police est rapidement intervenue pour lui signifier qu’il ne pouvait pas vivre avec les occupants. Loin de se décourager, il a alors entamé une guerre d’usure. Il a installé une caravane devant le portail, rendant difficile la circulation. Il a ensuite branché sa caravane à l’eau et à l’électricité de la maison. Lorsqu’il découvre une facture d’eau impayée de plus de 2000 euros à son nom, il coupe l’alimentation en eau des locataires. En riposte, ces derniers lui coupent l’électricité de sa caravane.
Cette situation a inspiré le propriétaire : il a appelé Engie pour faire baisser la puissance électrique de la maison au minimum, provoquant des coupures d’électricité à répétition, rendant le logement quasi inhabitable. De guerre lasse, les locataires ont finalement quitté les lieux. Le propriétaire admet avoir flirté avec les limites, mais justifie ses actions en expliquant que les voies juridiques auraient pris des années. L’histoire n’est toutefois pas terminée : les locataires ont laissé la maison dans un état déplorable, les dégâts étant estimés à 42 000 euros par un commissaire de justice. Le propriétaire compte désormais saisir la justice pour obtenir réparation.








