
La Nuit Blanche parisienne a été le théâtre de vives tensions samedi soir, suite à l’intervention du groupe intégriste catholique Civitas. Six personnes ont été placées en garde à vue, dont deux pour des violences présumées envers des élus. Les faits se sont déroulés à l’église Saint-Laurent, dans le 10e arrondissement, où une installation artistique de la 25e édition de Nuit Blanche devait être présentée au public.
Le parquet de Paris a confirmé l’interpellation de ces six individus, faisant partie d’un groupe d’environ trente militants de Civitas. Deux des personnes arrêtées sont soupçonnées de violences volontaires à l’encontre d’Alexandra Cordebard, maire socialiste du 10e arrondissement, et de Pouria Amirshahi, député écologiste. Tous deux ont déclaré avoir été bousculés et ont l’intention de porter plainte.
La mairie de Paris a également annoncé son intention de déposer plainte, dénonçant une action menée par des « militants intégristes d’extrême droite » visant à empêcher la tenue d’une œuvre consacrée à l’amour. L’élue Alexandra Cordebard a témoigné sur X (anciennement Twitter) avoir été « bousculée » et avoir « personnellement reçu des coups » de la part des manifestants. Après l’intervention de la police, l’œuvre, intitulée « Sous la peau du ciel » de Marie-Luce Nadal, a finalement pu être présentée au public.
Le député Pouria Amirshahi a de son côté qualifié Civitas de « groupuscule d’extrême droite intégriste antisémite et homophobe ». Bien que dissous officiellement par le gouvernement fin 2023, Civitas avait appelé ses militants à perturber cet événement culturel. Cette édition de Nuit Blanche est dirigée par la DJ Barbara Butch, qui a été la cible de cyberharcèlement après sa prestation aux Jeux Olympiques de Paris en 2024.






