
La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, opère un revirement notable dans sa politique étrangère, s’éloignant de l’influence de Donald Trump pour adopter une posture plus conciliante envers l’Europe. Cette réorientation stratégique intervient après des mois où son soutien inconditionnel à l’ancien président américain avait commencé à ternir sa crédibilité, tant sur la scène européenne qu’en Italie. L’échec du référendum sur la justice en mars dernier aurait été un facteur déterminant, Meloni réalisant que ses liens avec Trump et Netanyahou avaient pesé sur le scrutin.
L’élément déclencheur de cette rupture fut l’attaque de Donald Trump contre le Pape, une figure morale incontestable à Rome. Pour Giorgia Meloni, ne pas défendre le souverain pontife était impensable. Stefano Stefanini, ancien ambassadeur italien auprès de l’OTAN, souligne que la réaction de Trump, dénonçant le manque de courage de Meloni face à son refus d’intervenir militairement à Ormuz, a marqué le point de non-retour. Cet incident a précipité une série d’événements qui ont profondément modifié l’orientation diplomatique de la présidente du Conseil.
En l’espace de quelques jours, la politique étrangère italienne a connu un bouleversement significatif. Cette évolution marque la volonté de Giorgia Meloni de se libérer des ombres de ces deux figures emblématiques, Trump et Netanyahou, pour redéfinir la place de l’Italie sur l’échiquier international. L’objectif semble être de restaurer une image de leader plus indépendant et plus aligné avec les valeurs européennes, une stratégie qui pourrait lui permettre de regagner en influence et en légitimité sur la scène continentale.






