
Éric Ciotti savoure sa victoire aux élections municipales de Nice, un succès qui, selon lui, valide sa stratégie de rapprochement avec le Rassemblement National (RN). Après une campagne acharnée et qualifiée de « carnage » par certains observateurs politiques, le nouvel édile de la capitale azuréenne a obtenu 48,54 % des voix. Sa victoire met fin à dix-huit ans de mandat de son rival Christian Estrosi.
La nuit de l’élection n’a pas été marquée par un triomphalisme exubérant, mais plutôt par une grande fatigue après une confrontation qualifiée d’« enfer » ou de « merdique de chez merdique » par des acteurs politiques majeurs. Les félicitations formelles de son prédécesseur Christian Estrosi ont brillé par leur absence, témoignant de la nature âpre de la bataille entre les « frères ennemis » de la Côte d’Azur.
Pour Éric Ciotti, cette victoire à Nice est bien plus qu’une simple conquête locale ; elle représente une confirmation de sa ligne politique et un signal fort pour son ambition nationale. Il a toujours été un fervent défenseur d’une droite ferme, se rapprochant des positions du RN sur des sujets tels que la sécurité, l’immigration et l’identité. Cette alliance avec le RN, longtemps impensable pour certains membres des Républicains, est devenue une réalité à Nice et est perçue comme un test pour une recomposition plus large de la droite française.
Installé en tant que maire, Éric Ciotti a promis de « reconquérir Nice rue par rue, quartier par quartier », insistant sur le volet sécuritaire de son programme. Il a même lancé un appel aux policiers municipaux pour renforcer les effectifs de la ville. Cette victoire, dans une ville symbolique, lui donne une plateforme pour affirmer sa vision et cultiver sa trajectoire nationale, comme il l’a lui-même déclaré : « Plus que jamais, j’entends être présent ».






