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Malgré les méga-feux dévastateurs de 2026, l'impact sur la croissance française devrait rester limité selon Capital Economics. Les dégâts, localisés et sectoriels, sont en partie compensés par la reconstruction.

Les méga-feux dévastateurs de 2026 en France, notamment en Gironde, ont suscité des interrogations quant à leur impact sur l’économie nationale. Cependant, selon les analyses de Capital Economics, un cabinet britannique de renom, les conséquences sur le PIB et les coûts budgétaires devraient demeurer limités. Cette perspective nuancée est partagée par d’autres experts qui soulignent la capacité de l’économie à absorber de tels chocs.

Andrew Kenningham, économiste principal pour l’Europe chez Capital Economics, met en avant le fait que ces sinistres, bien que violents, sont « cantonnés » à des régions spécifiques. La Gironde, par exemple, ne représente qu’une faible part du PIB hexagonal (2,5 %). Une étude citée par Capital Economics estime l’effet négatif des incendies à seulement 0,1 % ou 0,2 % de la croissance du PIB régional dans les pays d’Europe du Sud. Cela suggère un impact localisé plutôt qu’une déstabilisation macroéconomique.

Le cantonnement est également sectoriel. Les feux affectent principalement l’agroforesterie et l’agriculture, des secteurs modestes au sein du PIB national, ainsi que le tourisme local. Les grandes infrastructures et les centres urbains ont été épargnés, ce qui limite l’étendue des dégâts économiques. Les pertes économiques mondiales dues aux incendies de forêt ont atteint 132,6 milliards USD entre 2015 et 2024, dont 78,6 milliards USD couverts par les assureurs et réassureurs.

Paradoxalement, les catastrophes naturelles peuvent générer des effets économiques positifs qui compensent le choc initial. L’aide gouvernementale et les indemnisations des assurances stimulent les dépenses de reconstruction, créant ainsi une activité économique. Toutefois, comme le précise un économiste de Capital Economics, il ne s’agit pas d’une croissance souhaitable, mais plutôt d’un remplacement du capital détruit.