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Un détenu de Condé-sur-Sarthe, Adel G., lié à la Mocro Maffia et sous OQTF, a obtenu une permission de sortie pour le week-end, déclenchant une controverse. Condamné pour trafic de drogue, cette décision a été prise contre l'avis du parquet et de l'administration, soulevant des questions sur la gestion des détenus dangereux.

Un détenu, identifié comme Adel G., incarcéré au quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Condé-sur-Sarthe, a bénéficié d’une permission de sortie pour le week-end, et ce, malgré une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Cette décision, prise par un juge de l’application des peines de la JIRS de Rennes, a été accordée contre l’avis du parquet et de l’administration pénitentiaire.

Adel G. est reconnu pour ses liens avec la Mocro Maffia, une organisation criminelle marocaine spécialisée dans le trafic de drogue et active aux Pays-Bas et en Belgique. Il a été condamné en novembre dernier à huit ans de prison pour son rôle de chef de réseaux de stupéfiants (drogues de synthèse, cocaïne, héroïne) et pour détention de téléphones portables en détention. La Mocro Maffia, dont les activités remontent aux années 1990, est l’une des organisations les plus dominantes dans le commerce de la drogue en Europe, utilisant des itinéraires via l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas et la Belgique.

Cette permission de sortie, justifiée par le maintien des liens familiaux, a permis à Adel G. de se rendre chez sa sœur à Mulhouse. Cette situation soulève des questions, d’autant plus que le régime carcéral des QLCO est conçu pour des détenus jugés particulièrement dangereux. C’est la deuxième fois qu’une telle permission est accordée à un détenu de QLCO. En novembre 2025, un narcotrafiquant de 52 ans de Vendin-le-Vieil avait obtenu une autorisation similaire pour un entretien d’embauche en région lyonnaise, en vue de sa réinsertion.

Ces décisions judiciaires interrogent la cohérence entre le niveau de sécurité et de dangerosité associé aux détenus des QLCO et les permissions de sortie accordées. Les syndicats pénitentiaires expriment régulièrement leur stupéfaction face à ces situations, arguant que cela affaiblit les bases légales d’une incarcération en quartier de haute sécurité.