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Le navire MV Hondius, touché par l'hantavirus Andes, est arrivé à Tenerife. Les passagers français seront rapatriés et mis en quarantaine pour contenir la propagation de ce virus rare. Des mesures sanitaires strictes sont en place, tandis que l'OMS rassure sur le faible risque de pandémie.

L’actualité autour du navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer de l’hantavirus de type Andes, s’intensifie. Le bateau est arrivé au port de Granadilla de Abona à Tenerife, marquant le début d’une complexe opération de rapatriement et de mise en quarantaine sous haute surveillance. Les cinq passagers français à bord seront rapatriés par un vol sanitaire et placés en quarantaine hospitalière pendant 72 heures, avant un isolement à domicile de 45 jours. Ce protocole strict, conforme aux recommandations de l’OMS, vise à contenir la propagation du virus.

Le dispositif sanitaire déployé est conséquent : agents en combinaisons de protection, bus aux sièges plastifiés et vedettes de police encadrent le débarquement des passagers. Un centre médical mobile a été installé au port de Granadilla, et une ambulance aérienne est en alerte à l’aéroport de Tenerife Sud. La coordination internationale est jugée essentielle pour gérer cette crise, impliquant plusieurs ministères français (Santé, Affaires étrangères, Intérieur) ainsi que l’OMS et les autorités espagnoles.

L’hantavirus Andes, contrairement à la plupart des autres hantavirus, est connu pour sa capacité rare à se transmettre d’homme à homme, généralement par contact étroit et prolongé. Le virus est habituellement contracté par inhalation de particules virales provenant des excréments, de l’urine ou de la salive de rongeurs infectés. Les symptômes initiaux peuvent s’apparenter à ceux de la grippe, incluant fièvre, fatigue, douleurs musculaires et maux de tête. Une toux sèche et un essoufflement peuvent apparaître dans les stades plus avancés, conduisant à des problèmes pulmonaires graves et potentiellement mortels. Le délai d’incubation peut varier de 4 à 42 jours, avec une moyenne de 18 jours.

L’OMS a tenu à rassurer la population mondiale, qualifiant le risque de propagation d’« absolument faible ». Le directeur de l’OMS a insisté sur le fait qu’il ne s’agissait « pas d’un nouveau Covid », soulignant que le virus se transmet difficilement d’une personne à l’autre, nécessitant un contact très proche. Malgré cela, une surveillance attentive est maintenue, avec six cas confirmés et trois décès signalés à ce stade de l’épidémie.