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Le guide suprême iranien a ordonné que l'uranium enrichi reste dans le pays, durcissant la position de Téhéran. Donald Trump qualifie les pourparlers de « sur le fil », tandis que le contrôle du détroit d'Ormuz est contesté et que les impacts économiques se font sentir globalement.

Le guide suprême iranien a ordonné que l’uranium enrichi, proche du niveau nécessaire à la fabrication d’armes nucléaires, demeure sur le sol iranien. Cette directive durcit la position de Téhéran face aux exigences américaines dans les négociations de paix en cours. Le président américain, Donald Trump, a qualifié les pourparlers de « sur le fil », oscillant entre un accord imminent et une reprise des frappes contre l’Iran, estimant qu’un accord pourrait être conclu « très rapidement, ou d’ici quelques jours ».

Parallèlement, un responsable émirati a qualifié de « chimère » le projet iranien de contrôle du détroit d’Ormuz, qui s’étend jusqu’aux eaux du port stratégique de Fujaïrah. L’Iran a revendiqué une zone de contrôle étendue pour la navigation dans cette voie maritime essentielle au commerce mondial d’hydrocarbures, exigeant des autorisations pour les bateaux. Cette situation met en péril le Liban, considéré par l’envoyé spécial français Jean-Yves Le Drian comme « en situation de péril sur son unité et son intégrité ».

Le renseignement américain rapporte que l’Iran reconstitue sa base industrielle militaire plus rapidement que prévu, relançant notamment la production de drones. Cette accélération intervient alors que l’Iran subit des sanctions et un blocus naval américain intensifié, avec 91 navires arraisonnés. Le pays a également exécuté 2159 personnes en 2025, un record depuis 1981, Amnesty International soulignant l’utilisation de la peine de mort comme outil de répression politique.

Sur le plan économique, la guerre au Moyen-Orient impacte fortement les TPE/PME françaises, confrontées à un « choc des coûts » et à des trésoreries fragilisées. EasyJet a également vu sa perte semestrielle s’aggraver en raison de la hausse des prix du carburant et d’une moindre visibilité sur les réservations. Le conflit perturbe aussi le marché immobilier français, faisant grimper les taux de crédit et créant de l’incertitude pour les jeunes familles.