strait-hormuz-ships
Plusieurs navires iraniens ont franchi le détroit d'Ormuz malgré le blocus militaire américain, mettant à l'épreuve l'efficacité des sanctions.

Malgré l’instauration d’un blocus militaire américain, des navires en provenance d’Iran ont franchi le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, vital pour le transport d’hydrocarbures, est au cœur des tensions entre Téhéran et Washington. L’armée américaine avait annoncé l’interdiction de tout navire d’entrer ou de sortir des ports iraniens dès lundi 14h GMT.

Le vraquier Christianna, sous pavillon libérien, a traversé le détroit vers 16h GMT après avoir déchargé du maïs à Bandar Imam Khomeini. Peu après, le tanker Elpis, battant pavillon des Comores et transportant 31 000 tonnes de méthanol, a également emprunté la voie maritime. Ces mouvements ont été confirmés par la société de données maritimes Kpler.

Un troisième navire, le Rich Starry battant pavillon chinois, et sous sanctions américaines pour ses liens avec l’Iran, a transité dans la nuit. Transportant également du méthanol, il se dirigeait vers Sohar, à Oman. Ce passage est interprété par certains médias comme un test de la portée du blocus américain.

Le pétrolier Murlikishan, sous pavillon malgache et sanctionné par les États-Unis, a également franchi le détroit mardi matin. Bien que vide et se dirigeant vers l’Irak, ce navire est connu pour ses précédents voyages transportant du bitume et de l’asphalte iraniens vers l’Asie. Cette série de passages met en lumière les complexités de l’application des sanctions et la détermination de l’Iran à maintenir ses voies maritimes ouvertes.