
La tension monte au Moyen-Orient. L’Iran a fermement averti l’armée américaine qu’elle serait attaquée si elle s’approchait du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite une part significative du pétrole mondial. Cette mise en garde survient après l’annonce par Donald Trump d’une opération visant à débloquer des navires coincés dans le Golfe.
Le général Ali Abdollahi, chef du commandement des forces armées iraniennes Khatam Al-Anbiya, a déclaré : « Nous mettons en garde toute force armée étrangère, en particulier l’agressive armée américaine : s’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués ». Le président français Emmanuel Macron a pour sa part appelé à une « réouverture concertée entre l’Iran et les États-Unis » du détroit, se montrant sceptique face à l’initiative unilatérale de Donald Trump.
Parallèlement, la marine américaine a annoncé qu’elle allait escorter des navires de pays tiers à travers le détroit d’Ormuz, une opération qui mobilisera des destroyers, des aéronefs et 15 000 soldats. Un tanker a déjà été ciblé par des « projectiles inconnus » dans le détroit, sans faire de victimes. Le blocage de cette voie maritime a des « répercussions énormes » en Asie-Pacifique, a alerté la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, soulignant l’impact sur l’approvisionnement en pétrole de la région.
Au Liban, la situation reste fragile. Emmanuel Macron a jugé « essentiel » que le cessez-le-feu soit respecté après de nouvelles frappes israéliennes. Par ailleurs, trois hommes ont été exécutés en Iran pour leur implication présumée dans les manifestations de janvier, illustrant la répression croissante dans le pays.







