
Le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), a annoncé déposer plainte devant la Cour de justice de la République contre le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Ciotti accuse Tabarot de l’avoir menacé de mort, après l’avoir déjà traité de « nabot » lors de l’inauguration du salon « Bharat Innovates » à Nice. La scène se serait déroulée dimanche, en présence du président Emmanuel Macron et du Premier ministre indien Narendra Modi. Ces accusations, rapportées par le Canard enchaîné, font suite à une lettre envoyée par Éric Ciotti au Premier ministre exigeant la démission de Philippe Tabarot.
Selon Éric Ciotti, le ministre Philippe Tabarot aurait proféré des menaces telles que : « Je vais te faire disparaître. Je vais te faire disparaître en t’envoyant des Géorgiens ». Le maire de Nice, qui juge les faits d’une « gravité extrême », a exprimé son indignation sur TF1, assurant qu’il ne laisserait rien passer. Il déplore également que le ministre lui ait dit : « Tu n’as rien à faire ici, tu n’es pas macroniste ». Ciotti attend une réponse rapide du Premier ministre et souhaite l’exclusion de ce « personnage » du gouvernement.
L’entourage de Philippe Tabarot conteste la version des faits. Le ministre assure à l’AFP avoir répondu à « une énième provocation » d’Éric Ciotti. Selon cette version, Ciotti aurait indiqué vouloir faire disparaître Tabarot du Sénat et du gouvernement. Les deux hommes se connaissent depuis plus de trente ans et sont engagés dans une rivalité politique, notamment en vue des prochaines élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes. Tabarot, ancien sénateur des Alpes-Maritimes, n’exclut pas de se représenter, ce qui alimente les tensions entre l’UDR, alliée du Rassemblement national, et LR, dont Tabarot est suspendu.
Cette plainte marque une nouvelle étape dans le différend entre les deux hommes politiques. Éric Ciotti, qui n’a pas eu de réponse à sa lettre adressée à Sébastien Lecornu, dénonce une « affaire ahurissante et scandaleuse ». Il souhaite que la justice fasse la lumière sur ces accusations de menaces de mort, qui ont eu lieu alors que Philippe Tabarot était en fonction officielle.








