political-debate-french-parliament
L'audition de Bruno Le Maire à l'Assemblée nationale a viré à la joute verbale avec la rapporteure LFI Aurélie Trouvé, sur le bilan économique de la France.

Une audition sous haute tension a eu lieu ce jeudi à l’Assemblée nationale, opposant l’ancien ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, à la rapporteure insoumise Aurélie Trouvé. Au cœur des débats : le bilan économique de la France et la « prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs ». La séance a rapidement dégénéré en joute verbale, Bruno Le Maire accusant Aurélie Trouvé de colporter des « mensonges » sur son action.

Aurélie Trouvé, engagée dans la traque des responsables du « pillage industriel », a vivement critiqué la politique économique menée par l’ancien ministre. Elle a notamment souligné l’effondrement de l’emploi industriel et le record de défaillances d’entreprises durant les sept années de Bruno Le Maire à Bercy (2017-2024). Ses accusations ont visiblement irrité l’ancien ministre, qui a martelé : « Si cette commission d’enquête est un tribunal politique, je ne réponds plus à vos questions ».

Bruno Le Maire a contre-attaqué avec force, réfutant les chiffres avancés par la rapporteure. Il a notamment affirmé que 2,6 millions d’emplois avaient été créés dans le pays, citant l’Insee, et a dénoncé un « mensonge » concernant la destruction d’emplois industriels, avançant le chiffre de 120 000 emplois industriels créés. Un « dialogue de sourds » s’est instauré, chacun campant sur ses positions, illustrant un profond désaccord sur le bilan économique et l’orientation politique du pays.

Malgré les tentatives d’Aurélie Trouvé de ramener le débat à un échange constructif, la confrontation a persisté. Bruno Le Maire a conclu en s’indignant d’attaques personnelles, tandis que la rapporteure a maintenu ses critiques sur la baisse de la part des emplois industriels et les difficultés rencontrées par des usines stratégiques. Cette audition met en lumière les divergences profondes entre les formations politiques concernant l’état et l’avenir de l’économie française.