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L'asthme sévère, une forme rare mais aux conséquences lourdes, nécessite un diagnostic précis pour des traitements efficaces. De nouvelles recommandations françaises sont attendues.

L’asthme sévère, une forme moins fréquente mais impactante de la maladie respiratoire, touche environ 5 % des patients. Il se caractérise par des symptômes persistants malgré un traitement inhalé maximal et bien conduit. La journée mondiale de l’asthme, le 5 mai, est l’occasion de rappeler l’importance d’un diagnostic précis pour une prise en charge efficace. En effet, un surdiagnostic est souvent observé, ce qui peut retarder l’accès aux thérapies adaptées.

Contrairement à l’asthme commun, généralement bien contrôlé par des corticoïdes inhalés et des bronchodilatateurs, l’asthme sévère entraîne des gênes respiratoires quotidiennes, un essoufflement constant et des recours fréquents aux urgences. La professeure Jeanne-Marie Perotin-Collard, pneumologue au CHU de Reims, souligne qu’un asthme est qualifié de sévère « lorsque, malgré un traitement inhalé bien conduit, à son maximum, avec plusieurs molécules associées, un patient reste insuffisamment contrôlé ».

Il est crucial de distinguer l’asthme sévère d’un asthme simplement mal contrôlé en raison d’une mauvaise observance ou d’une prescription inadaptée. C’est pourquoi la bonne utilisation de l’inhalateur est primordiale pour l’efficacité du traitement de fond. Des experts estiment qu’actuellement, environ 30 % des diagnostics pourraient être réévalués. Les nouvelles recommandations françaises sont donc très attendues pour optimiser la prise en charge et offrir aux patients les traitements les plus efficaces, améliorant ainsi leur qualité de vie et allégeant le fardeau sur le système de soins.