Itamar-Ben-Gvir
La France a interdit l'entrée sur son territoire au ministre israélien Itamar Ben Gvir suite à des "agissements inqualifiables" envers des militants de la "flottille pour Gaza". Cette décision fait suite à la diffusion d'une vidéo controversée et à des accusations de violences.

La France a interdit l’accès à son territoire au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, une décision officialisée par Jean-Noël Barrot sur le réseau social X. Cette mesure fait suite à la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la «flottille pour Gaza» agenouillés et les mains liées, ce qui a provoqué un tollé international. Plusieurs passagers ont dénoncé des «violences», des «attouchements» et des «humiliations» subis lors de leur détention par les forces israéliennes.

Jean-Noël Barrot a dénoncé des «agissements inqualifiables à l’égard de citoyens français et européens passagers de la flottille Global Sumud». Bien que la France désapprouve la démarche de cette flottille, jugée «inutile» et surchargeant les services diplomatiques et consulaires, le ministre a souligné l’intolérance de la France face à des ressortissants français «menacés, intimidés ou brutalisés» par un responsable public.

Ces agissements s’inscrivent, selon le ministre, dans une «longue liste de déclarations et d’actions choquantes, d’incitations à la haine et à la violence à l’encontre des Palestiniens». Jean-Noël Barrot a également appelé l’Union européenne à prendre des sanctions similaires à l’encontre d’Itamar Ben Gvir, rejoignant ainsi la position de son homologue italien.

La vidéo incriminée, publiée par Itamar Ben Gvir sur sa chaîne Telegram, montrait des dizaines de militants agenouillés, avec pour fond sonore l’hymne national israélien. Le ministre y déclarait : «Bienvenue en Israël, nous sommes chez nous». Ce geste a été critiqué, y compris par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a estimé que ce traitement n’était «pas conforme aux valeurs et aux normes d’Israël».

La flottille pour Gaza, composée d’une cinquantaine de navires partis de Turquie, tentait de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza. Les autorités israéliennes ont intercepté les bateaux au large de Chypre, arrêtant 430 militants, dont 37 Français, qui ont tous été expulsés.