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La BCE a relevé son taux de dépôt de 0,25 point à 2,25 % pour contrer l'inflation alimentée par le conflit au Moyen-Orient. Cette mesure impacte la zone euro.

La Banque centrale européenne (BCE) a procédé à une hausse de ses taux d’intérêt, augmentant le taux de dépôt de 0,25 point pour l’établir à 2,25 %. Cette décision, la première depuis juillet 2025 et également la première hausse depuis 2023, vise à contrer le regain d’inflation provoqué par le conflit au Moyen-Orient. Le Conseil des gouverneurs a souligné que cette mesure met la BCE en bonne position pour gérer l’incertitude économique engendrée par la guerre.

L’inflation dans la zone euro a atteint 3,2 % en mai, dépassant significativement l’objectif de 2 % de la BCE. Cette augmentation est principalement attribuée à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, et la fermeture subséquente du détroit d’Ormuz, un axe crucial pour le transport pétrolier, ce qui a entraîné une flambée des prix de l’énergie. Pour faire face à cette situation, la BCE a également ajusté ses prévisions économiques pour la zone euro, relevant les projections d’inflation pour 2026 et 2027 à 3,0 % et 2,3 % respectivement, avant un retour à 2,0 % en 2028. La croissance économique est, quant à elle, prévue à la baisse.

Cette hausse des taux, bien que risquant de pénaliser une économie européenne déjà fragile, est jugée nécessaire par l’institution. Elle envoie un signal fort aux marchés financiers, aux entreprises et aux ménages, indiquant que la BCE surveille attentivement la dynamique inflationniste. En relevant ses taux, la BCE vise à renchérir le coût du crédit, ce qui devrait freiner la consommation et l’investissement, et par conséquent ralentir la demande pour contenir la hausse des prix. L’institution souhaite ainsi éviter de répéter l’erreur de 2022, où sa réaction face à l’inflation liée à la guerre en Ukraine avait été jugée tardive.