
Le président américain, Donald Trump, a créé la surprise jeudi en annonçant qu’un «très bon accord» avait été trouvé pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, évoquant même une possible signature en Europe dès ce week-end. Ce revirement spectaculaire intervient après l’annulation de frappes américaines prévues contre l’Iran, que Trump avait menacé de «frapper très fort» quelques heures auparavant.
Selon Axios, le texte de l’accord prévoirait la réouverture immédiate et sans péage du détroit d’Ormuz, un point crucial qui a concentré les tensions et perturbé le système énergétique mondial. Il envisagerait également un allègement des sanctions contre l’Iran. Donald Trump a affirmé que les discussions et les points finaux avaient été approuvés par toutes les parties concernées, citant les États-Unis, Israël, l’Arabie saoudite et d’autres pays de la région.
Malgré l’optimisme américain, l’Iran a tempéré les ardeurs. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré vendredi que l’Iran n’avait pas encore pris de décision définitive concernant l’accord. Du côté israélien, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a exprimé sa gratitude au président Trump pour son engagement à inclure dans l’accord final le retrait du matériel enrichi et le démantèlement de l’infrastructure d’enrichissement de l’uranium iranien.
L’annonce d’un accord imminent a eu un impact immédiat sur les marchés pétroliers, entraînant une baisse des prix. Le baril de Brent de la mer du Nord et le West Texas Intermediate ont reculé. Ce contexte de flambée des cours des hydrocarbures avait d’ailleurs poussé la Banque centrale européenne à relever ses taux d’intérêt pour la première fois depuis 2023. L’Égypte a appelé Washington et Téhéran à saisir cette «opportunité» pour mettre fin au conflit et inaugurer une nouvelle phase de stabilité régionale.








