
Elon Musk, le visionnaire derrière SpaceX, a concrétisé l’une des introductions en bourse (IPO) les plus attendues de l’histoire, défiant les conventions de Wall Street. Le vendredi 12 juin, SpaceX a fait son entrée au Nasdaq sous le symbole SPCX, levant la somme colossale de 75 milliards de dollars. Cette opération, qui valorise l’entreprise à environ 1 770 milliards de dollars, surpasse largement le précédent record détenu par Saudi Aramco en 2019.
Musk n’a mis en vente qu’une fraction du capital de sa société, soit 4,3 %, ou 555 millions d’actions, au prix unitaire de 135 dollars. Ce montant élevé lui permet de lever des fonds considérables pour financer les projets ambitieux de SpaceX, notamment le développement de Starship, l’expansion de Starlink et l’infrastructure d’intelligence artificielle suite à la fusion avec xAI.
Le parcours jusqu’à cette IPO a été long pour SpaceX, fondée en 2002. Elon Musk avait initialement promis une cotation en bourse dès 2012, avant de revoir ses plans. Cette entrée en bourse est marquée par des décisions non conventionnelles, comme l’attribution d’une part importante (environ 30 %) des actions aux investisseurs particuliers, une démarche rare pour une opération de cette envergure.
Malgré l’enthousiasme général, des analystes expriment des réserves quant à la valorisation de SpaceX, la jugeant potentiellement surévaluée. Certains experts, comme Aswath Damodaran de la NYU, estiment que la valeur réelle de l’entreprise est inférieure à son prix d’introduction. La société a enregistré des pertes importantes en 2025, de l’ordre de 4,9 milliards de dollars, en raison de ses investissements massifs dans l’IA et l’exploration spatiale.
Elon Musk, avec son contrôle majoritaire des droits de vote (82,4 % via ses actions de catégorie B), conserve une mainmise ferme sur la gouvernance de SpaceX. Cette structure atypique, combinée à l’intégration de xAI, positionne SpaceX comme un conglomérat technologique diversifié, allant des fusées aux satellites internet en passant par l’intelligence artificielle, séduisant ainsi les investisseurs par la promesse d’un avenir audacieux.






