
Jean-Luc Mélenchon, figure de proue de La France insoumise (LFI), a fermement dénoncé un « racisme systémique » émanant de « la caste », en réponse aux attaques visant des élus de son parti. Ces déclarations interviennent dans un contexte de polémiques ciblant notamment Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, et Aly Diouara, député et maire de La Courneuve, tous deux faisant l’objet d’accusations.
Bally Bagayoko est visé par une plainte pour des soupçons d’emploi fictif et de détournement de fonds publics à la RATP, où il aurait cumulé des fonctions tout en exerçant ses mandats locaux. Des informations du Canard Enchaîné ont alimenté ces accusations, bien que la RATP ait démenti tout emploi de complaisance, et Bally Bagayoko nie avoir bénéficié de faveurs.
De son côté, Aly Diouara est mis en cause pour l’occupation d’un logement social malgré ses indemnités de député. L’élu affirme être « totalement dans les clous », expliquant que le calcul du plafond de ressources s’est basé sur ses revenus de 2024, année où il n’a commencé à percevoir son indemnité parlementaire qu’à partir de juillet.
Pour Jean-Luc Mélenchon, ces affaires ne sont pas isolées et s’inscrivent dans une série d’attaques visant des élus noirs de LFI. Il cite également les cas de Danièle Obono, Rachel Keke et Carlos Martens Bilongo, suggérant une campagne de dénigrement motivée par le fait d’être « Noir et LFI ». Le leader insoumis estime que le racisme est devenu un instrument de lutte politique pour une certaine élite.
Le concept de racisme systémique, qui désigne l’intégration de discriminations raciales au sein des institutions, fait l’objet de vifs débats en France. Certains y voient une réalité persistante affectant les minorités ethniques, tandis que d’autres contestent cette thèse. La France insoumise soutient activement ses élus face à ce qu’elle perçoit comme des intimidations et des pressions politiques, s’engageant à continuer de dénoncer les violences et le racisme.






