
L’ambition d’Emmanuel Macron d’interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans se heurte à des obstacles, malgré une volonté politique affichée de « ne pas perdre la face » après la censure du Conseil constitutionnel. Le président a chargé son Premier ministre de trouver une nouvelle rédaction « d’ici au printemps 2027 », espérant faire aboutir cette réforme avant la fin du quinquennat.
Le Conseil constitutionnel, tout en reconnaissant la légitimité de l’objectif de protection des mineurs, a jugé que la loi devait respecter les principes de nécessité, d’adaptation et de proportionnalité concernant la liberté d’expression. Cette décision, bien que contraignante, laisse une porte ouverte à une nouvelle mouture du texte. L’Élysée y voit un simple « contretemps ».
Cependant, les défis sont nombreux. La mise en place d’un système de vérification d’âge robuste et respectueux de la vie privée suscite des inquiétudes, certains craignant un « fichage » des utilisateurs. Les débats autour de la liberté d’expression et de l’accès aux plateformes numériques pour les jeunes sont vifs. La complexité juridique d’une telle interdiction et la nécessité de concilier la protection des mineurs avec les libertés individuelles rendent le calendrier de 2027 particulièrement ambitieux. Il reste à voir comment le gouvernement parviendra à surmonter ces difficultés pour proposer une loi juridiquement solide et socialement acceptée.






