
L’Ukraine est confrontée à une série d’attaques russes dévastatrices, avec des centaines de drones et de missiles lancés sur ses villes. Les nuits d’horreur se succèdent, faisant des dizaines de victimes, notamment à Kiev. Cette intensification des frappes met en lumière la « seule grande faiblesse » de l’Ukraine : son manque d’intercepteurs de missiles balistiques. Selon Volodymyr Zelensky, la Russie a lancé en une semaine quelque 2 200 drones d’attaque et 106 missiles, dont une cinquantaine de missiles balistiques.
Alors que la défense ukrainienne parvient à abattre plus de 90 % des drones Shahed et une grande partie des missiles de croisière, son efficacité est limitée contre les missiles Iskander-M. Ces missiles, qui plongent sur leur cible à des vitesses très élevées, sont particulièrement difficiles à intercepter. L’Ukraine dépend presque entièrement du système américain Patriot et de son intercepteur PAC-3 pour contrer cette menace. Cette dépendance souligne la vulnérabilité du pays face à des frappes balistiques massives.
Les analystes militaires, comme Tim Willasey-Wilsey du Royal United Services Institute (Rusi), confirment que le Kremlin a correctement identifié cette lacune. Pour Kiev, trouver des solutions pour renforcer sa défense antiaérienne est devenu une priorité absolue. Plusieurs options sont à l’étude pour combler ce déficit et mieux protéger les populations civiles contre ces attaques incessantes. L’enjeu est de taille, car la capacité à intercepter ces missiles balistiques est cruciale pour la sécurité du pays et la protection de ses infrastructures.







