
Le séisme dévastateur qui a frappé le Venezuela représente un défi majeur pour la nouvelle doctrine « Donroe » de Donald Trump et le rapprochement avec le régime chaviste post-Maduro. Après la capture de Nicolas Maduro par l’armée américaine le 3 janvier, Washington se retrouve face à un immense défi politique et logistique.
La catastrophe humanitaire est exacerbée par l’incapacité du régime en place à y faire face efficacement. Les infrastructures vénézuéliennes étaient déjà fragilisées par une crise préexistante, et le système de santé, en particulier, s’est gravement détérioré au cours des vingt-cinq dernières années. James Story, ancien ambassadeur américain pour le Venezuela, souligne que la chute de Maduro et Cilia Flores n’a pas résolu cette crise humanitaire profonde.
Un autre obstacle majeur réside dans la présence américaine très limitée au Venezuela, ce qui complique considérablement l’acheminement de l’aide humanitaire. Historiquement, les aides américaines ont souvent été perçues par les autorités chavistes comme des tentatives d’ingérence, entravant ainsi les efforts d’assistance. Cette situation met en lumière les limites de l’influence et de l’action des États-Unis dans un pays où les relations ont été tendues pendant des décennies.
La situation actuelle teste la capacité de la doctrine Donroe à naviguer dans des contextes complexes où les enjeux humanitaires se mêlent aux rivalités politiques et aux crises structurelles. Le Venezuela, déjà accablé par des problèmes économiques et sociaux, doit désormais faire face aux conséquences d’un séisme majeur, accentuant la pression sur la communauté internationale et, en particulier, sur les États-Unis.








