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Le dollar a progressé, mais le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, a modéré l'enthousiasme en l'absence d'indications claires sur les taux, malgré l'inflation persistante.

Le dollar a progressé mercredi, bien que la prise de parole du nouveau président de la banque centrale américaine (Fed) ait modéré cet élan, en l’absence d’indications claires sur la future trajectoire des taux américains. Aux alentours de 19h15 GMT, la devise américaine s’appréciait de 0,37% face à la monnaie unique européenne, atteignant 1,1380 dollar pour un euro. Le Dollar Index, qui mesure la valeur du dollar face à un panier des principales devises, affichait une avancée de 0,20%. Selon Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com, le billet vert « a légèrement reflué par rapport à ses plus hauts de la journée après le discours de Kevin Warsh », lequel « n’a offert aucune surprise majeure ».

S’exprimant lors d’une conférence de la Banque centrale européenne (BCE) à Sintra, au Portugal, M. Warsh a souligné que « les risques d’inflation ont diminué » grâce à la baisse des prix de l’énergie. Cependant, le successeur de Jerome Powell a exprimé son inquiétude face au niveau actuel des prix américains, qu’il juge « trop élevés ». Pour rappel, l’indice d’inflation PCE a récemment atteint 4,1% sur un an en mai. Il a réaffirmé avec fermeté : « Nous rétablirons la stabilité des prix aux États-Unis ».

Le dollar a entamé une remontée au cours des dernières semaines, porté par l’anticipation que le rythme soutenu de l’inflation contraindrait la Fed à un resserrement monétaire. Antje Praefcke, de Commerzbank, estime que « les anticipations d’une hausse des taux d’intérêt américains d’ici la fin de l’année resteront d’actualité » tant qu’un accord n’est pas conclu entre les États-Unis et l’Iran. Néanmoins, Kristian Kerr, de LPL Financial, tempère cet optimisme, prévenant que « la concrétisation » d’une telle mesure « pourrait s’avérer difficile ». Le marché anticipe actuellement un resserrement dès septembre, d’après l’outil de veille CME FedWatch.

La publication imminente du rapport sur l’emploi américain, prévue pour jeudi, sera scrutée attentivement par les investisseurs, le marché du travail étant l’un des mandats clés de la Fed. En préambule à cet indicateur crucial, l’enquête mensuelle ADP/Stanford Lab a révélé mercredi un ralentissement du nombre de créations nettes d’emplois dans le secteur privé, s’établissant à 98 000 en juin, contre 122 000 en mai.