
Le président américain Donald Trump a signé mercredi soir à Versailles un protocole d’accord avec l’Iran, suscitant de nombreuses comparaisons avec l’accord nucléaire de 2015 (JCPOA) de l’administration Obama, dont il s’était retiré en 2018. Bien que Trump ait affirmé que son texte est « exactement le contraire » du JPOA, une analyse comparative suggère des concessions importantes envers le régime iranien, qualifiées d’« assouplissement impressionnant ».
Le nouvel accord, signé en France, vise à mettre fin à plus de trois mois de conflit au Moyen-Orient. Il marque un développement diplomatique significatif entre Washington et Téhéran. Les détails révélés indiquent des avantages immédiats pour l’Iran, notamment des exemptions de sanctions américaines pour la vente de pétrole et la dilution de son uranium hautement enrichi. En retour, l’accord prévoit une cessation immédiate des hostilités et lance un compte à rebours de 60 jours pour négocier un accord final sur le programme nucléaire iranien.
L’accord intérimaire de 2013 (JPOA) et le JCPOA de 2015, négociés sous l’administration Obama, visaient à restreindre le programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions. Le JCPOA limitait l’enrichissement d’uranium à 3,67% pendant 15 ans et réduisait les stocks d’uranium enrichi. En comparaison, le protocole d’accord de Trump semble offrir des bénéfices initiaux plus substantifs à l’Iran, tout en posant la menace d’une reprise des hostilités si les négociations finales échouent.
Cette nouvelle approche de Trump, bien que visant à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, est perçue comme plus conciliante. Elle soulève des interrogations quant à la capacité de Washington à maintenir une pression suffisante sur Téhéran. Les implications pour la géopolitique régionale et les marchés mondiaux, notamment concernant le pétrole, sont considérables, la réouverture du détroit d’Ormuz étant un enjeu majeur.







