
La Commission européenne intensifie sa pression sur Meta, exigeant l’intégration gratuite des chatbots d’IA concurrents sur sa plateforme de messagerie WhatsApp. Cette décision, annoncée mardi, fait suite à une enquête de l’UE sur les pratiques anticoncurrentielles de Meta, qui avait précédemment bloqué l’accès de services comme ChatGPT et Gemini. Meta, de son côté, a qualifié cette décision d’« abus de pouvoir » et a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel.
Depuis la fin de l’année 2025, Meta avait justifié le bannissement de ces IA concurrentes par des contraintes techniques et financières, arguant que le trafic généré par ces services mettait ses systèmes à rude épreuve. Cependant, en mars, sous la pression de la Commission, le géant technologique avait proposé de réintégrer ces chatbots, mais moyennant des frais. Une solution que l’Union Européenne a jugé insuffisante et contraire à ses règles de concurrence.
Bruxelles accorde désormais à Meta un délai de cinq jours pour se conformer à cette injonction, sous peine de se voir infliger une amende pouvant atteindre jusqu’à 10% de son chiffre d’affaires annuel mondial. Teresa Riberala, vice-présidente de la Commission chargée de la Concurrence, a clairement affirmé la position de l’UE : « Nous ne pouvons pas laisser les grands acteurs numériques historiques tirer profit de leur domination existante pour dicter qui, en Europe, a le droit de rivaliser et d’innover dans le domaine de l’IA. » Cette affaire souligne la détermination de l’UE à réguler le marché numérique et à garantir une concurrence équitable dans le secteur en pleine expansion de l’intelligence artificielle.





