child-online-safety
Le Royaume-Uni donne trois mois aux géants de la tech comme Apple et Google pour bloquer l'échange d'images sexuelles entre mineurs, sous peine de législation et de sanctions. Londres veut être pionnier mondial.

Le gouvernement britannique a lancé un ultimatum de trois mois aux géants de la technologie pour qu’ils déploient des outils efficaces afin de bloquer l’échange d’images sexuellement explicites impliquant des mineurs. Faute de quoi, Londres promet de légiférer pour les y contraindre. Le Premier ministre Keir Starmer a souligné lors de la London Tech Week l’urgence d’agir, exhortant des entreprises comme Apple et Google à mettre en place des dispositifs de vérification de l’âge des utilisateurs.

Le ministère de l’Intérieur a précisé que si ces entreprises n’agissent pas dans les délais impartis, elles s’exposeront à des amendes, voire à des poursuites pénales. Cette initiative positionnerait le Royaume-Uni comme un pionnier mondial, étant le premier pays où il serait impossible pour les enfants de partager ou consulter des images de nudité sur leurs appareils. Une étude de l’Internet Watch Foundation a révélé que 91% des signalements de violences sexuelles en ligne en 2024 concernaient des contenus générés par les enfants eux-mêmes.

Bien qu’Apple ait récemment activé une vérification de l’âge pour les utilisateurs britanniques, les fonctionnalités de détection de nudité ne s’appliquent pas à l’appareil photo, aux messageries tierces ou aux recherches. Les enfants peuvent donc toujours échanger et enregistrer ce type d’images. Par ailleurs, le gouvernement avait lancé une consultation sur l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans, une mesure qui pourrait être annoncée prochainement par Keir Starmer, selon le journal The Times.