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La sédentarité chez les adolescents atteint des niveaux critiques, exposant la jeune génération à des maladies habituellement rencontrées chez les adultes. Experts et scientifiques tirent la sonnette d'alarme sur l'urgence d'agir.

Lors des 2e Assises du Muscle, tenues le 2 juin 2026 au ministère de la Santé, l’Institut de Myologie et l’AFM-Téléthon ont alerté sur un constat préoccupant : **80 % des adolescents ne respectent pas les recommandations d’activité physique**. La sédentarité croissante expose les jeunes générations à des risques de maladies habituellement associées aux personnes âgées, telles que le diabète de type 2 et les infarctus.

Fabrice Chrétien, directeur de la stratégie scientifique de l’Institut de myologie, a souligné l’importance cruciale du muscle. Il représente 40 % du poids du corps, compte plus de 600 unités et joue un rôle fondamental dans le métabolisme, la santé mentale, et la prévention de maladies graves comme le cancer et les affections neurodégénératives. Malgré cela, le muscle reste un « grand oublié de la médecine », sans spécialité propre et souvent relégué à une surspécialité de la neurologie.

Les chiffres sont alarmants : une étude de 2019 parue dans The Lancet, portant sur 1,6 million d’enfants de 11 à 17 ans, a révélé que **82,4 % des adolescents manquent d’activité physique**. Un enfant de 14 ans passe en moyenne 74 % de sa journée assis. Cette inactivité fragilise non seulement les muscles, mais impacte également la concentration et les performances scolaires. Des voix s’élèvent pour réclamer une place plus importante pour l’éducation physique et sportive, à l’image d’autres pays où le sport est mieux intégré au cursus scolaire.

Les experts appellent à une prise de conscience collective pour inverser cette tendance. Il est essentiel de promouvoir l’activité physique dès le plus jeune âge afin de prévenir l’apparition précoce de maladies chroniques et d’assurer un développement sain pour nos enfants.