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Donald Trump a signé un décret encadrant l'IA, un compromis face aux cyber-risques. Le texte permet à l'administration d'examiner les modèles avancés 30 jours avant leur sortie, sans imposer de contraintes strictes, privilégiant l'innovation tout en visant à renforcer la cybersécurité.

Le président Donald Trump a discrètement signé un décret visant à encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle, un geste qui marque un changement par rapport à son approche initiale non interventionniste. Ce texte accorde à son administration un droit de regard sur les modèles de langage les plus avancés, jusqu’à trente jours avant leur mise en ligne, et ce, au nom de la cybersécurité. Cette initiative survient après des pressions exercées par une partie de la mouvance Maga et le secteur de la tech pour alléger le texte initial, né dans le sillage du choc provoqué par le modèle Claude Mythos.

Ce nouveau décret remplace une politique antérieure plus contraignante, abrogée par Trump en 2025. Il instaure également une « plateforme de coordination » sous l’égide du Trésor, en collaboration avec l’agence de sécurité nationale et l’agence de cybersécurité. Cette plateforme aura pour mission d’étudier et de corriger les failles de sécurité potentielles des modèles d’IA avancés. L’objectif est de renforcer la cybersécurité et de protéger les infrastructures critiques sans entraver l’innovation américaine dans le domaine de l’IA.

Le décret propose un cadre volontaire pour les développeurs d’IA, leur permettant de fournir au gouvernement un accès anticipé à leurs modèles « frontière » jusqu’à 30 jours avant leur diffusion publique. Cette période vise à permettre aux experts d’identifier et d’atténuer les menaces potentielles. Il est important de noter que le texte ne prévoit aucune exigence de licence obligatoire ou d’approbation préalable par le gouvernement pour le développement ou la distribution de nouveaux modèles d’IA. Cette approche reflète la volonté de trouver un équilibre entre la promotion de l’innovation et la gestion des risques liés à l’IA, notamment en matière de cybersécurité.

L’administration Trump souligne que cette démarche s’inscrit dans une stratégie plus large visant à consolider la position de leader des États-Unis en matière d’IA et de cybersécurité. En comparaison, la Chine a mis en place des réglementations sur l’IA bien plus strictes, incluant un examen approfondi des données d’entraînement et des modèles avant leur publication. Le décret de Trump, bien que moins contraignant, constitue une étape vers une meilleure préparation face aux capacités cybernétiques émergentes de l’IA.