
Dans l’optique de massifier la rénovation énergétique des logements anciens, le gouvernement a revu les règles concernant le déficit foncier. Le montant des travaux déductibles du revenu global a été doublé, atteignant désormais 21 400 €. Cette mesure s’adresse aux propriétaires qui entreprenent des travaux visant à améliorer la classe énergétique de leur logement, passant d’un DPE classé E, F ou G à une classe A, B, C ou D. Les interventions éligibles sont strictement encadrées et incluent l’isolation thermique des toitures, des murs extérieurs, des parois vitrées et des portes, ainsi que l’installation ou la modernisation d’équipements de chauffage utilisant des énergies renouvelables.
Pour comprendre l’intérêt et les limites de ce dispositif, il est essentiel de se pencher sur la mécanique du déficit foncier. Lorsque vous louez un logement vide et que vous relevez du régime réel d’imposition, il est possible de déduire l’intégralité de vos charges, incluant les intérêts d’emprunt et les travaux d’amélioration, de vos revenus locatifs bruts. Cependant, si le total de ces charges dépasse les revenus fonciers, on parle alors de déficit foncier.
Bien que le doublement du plafond puisse paraître attractif, il est crucial de considérer les implications à long terme. Déduire le déficit de votre revenu global permet de réduire l’impôt sur le revenu. En revanche, le déduire des revenus fonciers futurs permet d’absorber non seulement l’impôt, mais aussi les prélèvements sociaux. Il est donc important d’analyser attentivement sa situation fiscale pour déterminer la stratégie la plus avantageuse, car l’option du déficit foncier déductible du revenu global n’est pas toujours la meilleure solution sur le plan financier.








