
Face à la montée des préoccupations concernant l’hantavirus, une recrudescence notable des ventes de masques FFP2 est observée en pharmacie. La centrale d’achat Pharmazon a rapporté des chiffres de ventes impressionnants : 15 000 boîtes de masques écoulées en seulement trois jours, comparé à une moyenne mensuelle de 2 400 boîtes en temps normal. Cette hausse fulgurante traduit une inquiétude grandissante au sein de la population française, bien que les professionnels de santé nuancent la situation.
Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO), confirme la difficulté d’approvisionnement auprès des grossistes. Selon lui, cette augmentation des commandes émane davantage des officines elles-mêmes, en réponse à une note de la Direction Générale de la Santé (DGS) du 11 mai. Ce document conseille aux professionnels de santé d’envisager la constitution d’un stock de masques FFP2 dans leurs cabinets. Néanmoins, M. Variot se veut rassurant, soulignant l’existence d’un stock d’État suffisant et l’absence d’urgence à le déclencher. Il mentionne même posséder un stock personnel datant de la pandémie de Covid-19, dont la péremption est discutable.
Malgré les clarifications, une « vraie inquiétude » persiste parmi les patients. Ces derniers s’interrogent sur les modes de dépistage, l’existence d’un vaccin (inexistant pour l’hantavirus), et expriment des craintes que le gouvernement ne communique pas toutes les informations, rappelant le début de l’épidémie de Covid-19. Pour apaiser les tensions, le gouvernement a mis en place un protocole strict pour les cas contacts. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé que les 26 personnes placées en isolement hospitalier en France, tous des cas contacts, ont été testées négatives. Bien que la maladie puisse avoir une durée d’incubation de plusieurs semaines, ces mesures visent à contenir la propagation et à rassurer la population.






