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Les sirènes d'alerte ont retenti dans le nord d'Israël, de la frontière libanaise à Haïfa, suite à des tirs depuis le Liban. C'est une première depuis la trêve du 17 avril avec le Hezbollah, survenant après la mort d'un commandant chiite à Beyrouth.

Les sirènes d’alerte antiaérienne ont retenti récemment dans plusieurs villes de la région côtière du nord d’Israël, s’étendant de la frontière libanaise jusqu’à la périphérie de Haïfa. Cet événement fait suite à des tirs en provenance du Liban, comme l’a confirmé l’armée israélienne. C’est la première fois depuis l’entrée en vigueur de la trêve précaire entre Israël et le mouvement islamiste libanais Hezbollah, le 17 avril, que des alertes sont déclenchées aussi profondément en territoire israélien.

L’armée israélienne a indiqué que « plusieurs tirs ont été détectés en direction du territoire israélien » après l’activation des sirènes. Un communiqué militaire a précisé que « l’armée de l’Air israélienne a intercepté un tir, et les autres sont tombés en terrain découvert. Aucun blessé n’a été signalé », sans fournir plus de détails.

Cet incident intervient dans un contexte de tensions ravivées, après qu’Israël a annoncé avoir éliminé un haut commandant militaire du Hezbollah lors d’une frappe menée à Beyrouth mercredi soir. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a d’ailleurs déclaré jeudi qu’il n’existait « aucune immunité » pour les ennemis d’Israël, soulignant que le chef de la force d’élite Radwan du groupe soutenu par l’Iran avait été ciblé. Des frappes israéliennes ont également continué de viser le sud du Liban malgré la trêve.

La trêve, négociée sous médiation américaine et initialement entrée en vigueur le 16 avril pour dix jours, avait été prolongée jusqu’à la mi-mai. Malgré cet accord, des échanges de tirs ont persisté dans le sud, où Israël a établi une zone de sécurité unilatérale. Les États-Unis attendent une réponse de l’Iran concernant les propositions de règlement du conflit.