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Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, assure qu'il n'y aura pas d'annulations massives de vols cet été, malgré la flambée des prix du kérosène. Les ajustements seront minimes, notamment pour les compagnies low cost comme Volotea et Transavia. Le gouvernement reste vigilant face aux pratiques tarifaires des compagnies aériennes.

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, se veut rassurant : il n’y aura « pas d’annulations massives » de vols cet été, et ce, malgré la flambée des prix du kérosène. Cette déclaration vise à apaiser les inquiétudes grandissantes des voyageurs, alors que certaines compagnies low cost ont déjà revu leurs programmes de vols.

Philippe Tabarot, qui a été nommé ministre des Transports en décembre 2024, puis reconduit en octobre 2025, a souligné sur Europe 1 et Cnews que les annulations seraient limitées : environ 1% pour Volotea et 2% pour Transavia, filiale d’Air France-KLM. Il insiste sur le fait que les plans de vol des compagnies majoritairement françaises, incluant Air France, seront respectés, permettant ainsi aux Français de voyager et aux touristes étrangers de venir en France.

Le ministre a également rappelé l’importance cruciale de la saison estivale pour les compagnies aériennes, qui réalisent environ 70% de leur chiffre d’affaires entre juillet et août. Annuler des vols ne serait donc pas dans leur intérêt, car cela pourrait compliquer leur situation financière à la rentrée.

La hausse des prix du pétrole, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, impacte fortement le secteur aérien. Le coût du kérosène représente désormais plus de 45% des coûts d’exploitation pour certaines compagnies, contre 20 à 25% avant la crise. Face à cette situation, des compagnies à bas coût ont dû ajuster leur offre. Transavia a par exemple annulé 2% de ses vols en mai et juin, notamment des liaisons vers la Corse.

Concernant la politique tarifaire de Volotea, qui a modifié le prix des billets après achat en raison de la hausse du kérosène, Philippe Tabarot a exprimé des réserves. Le ministre des Petites et moyennes entreprises, Serge Papin, a qualifié cette pratique d’« interdite », affirmant que « le prix, il est ferme ». Des discussions sont en cours sur le plan juridique, notamment concernant le droit à la concurrence, car la légalité de cette pratique est contestée en France.