
Le rapport du député UDR Charles Alloncle sur l’audiovisuel public suscite de vives réactions. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié ce rapport d’« occasion manquée » qui « passe à côté de l’essentiel », tandis que Delphine Ernotte Cunci, présidente de France Télévisions, dénonce un « affaiblissement historique » du secteur. Ces prises de position soulignent une profonde discorde autour de l’avenir du service public audiovisuel en France.
Charles Alloncle, dans son rapport de près de 400 pages, estime que l’audiovisuel public est en « crise », pointant des problématiques financières, administratives et une « perte de contact avec les attentes des Français ». Il préconise une « refonte totale ou partielle » des grandes entités comme France Télévisions et Radio France. Le député déplore également le « désengagement des autorités de tutelle et de contrôle », citant l’État et la Cour des comptes comme responsables des « dérives de ce service public ». Parmi ses 80 recommandations, plusieurs visent une cure d’austérité drastique pour France Télévisions.
Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a critiqué la démarche de Charles Alloncle, la jugeant « malhonnête » et suspectant une volonté de « préparer les esprits » à une privatisation. Il rejette l’idée que la commission cherchait à « sauver l’audiovisuel public » en proposant une diminution budgétaire de 25%. De son côté, Delphine Ernotte Cunci a exprimé son indignation sur X, dénonçant un rapport « à charge, construit sur des insinuations, des approximations et des contre-vérités », qui, selon elle, viserait à affaiblir le secteur plutôt qu’à le renforcer.






