
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a affirmé lors du « Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat » que Jean-Luc Mélenchon ne pouvait pas remporter l’élection présidentielle de 2027. Elle estime que la multiplication des candidatures à gauche risquerait de faire du leader Insoumis « le roi du cimetière ». Cette déclaration met en lumière les profondes divisions au sein de la gauche à l’approche de l’échéance électorale.
Tondelier persiste dans son soutien à une primaire à gauche, malgré le rejet de cette idée par Raphaël Glucksmann de Place publique et Jean-Luc Mélenchon lui-même. Elle s’appuie sur une enquête d’Ipsos-BVA, relayée par Le Monde et le Cevipof, indiquant que 86 % des sympathisants de gauche (hors LFI) et 73 % des électeurs mélenchonistes sont favorables à une telle consultation. Pour la dirigeante écologiste, écouter les électeurs est primordial pour éviter un nouvel échec de la gauche au second tour.
La préoccupation majeure de Marine Tondelier réside dans la fragmentation des candidatures, qui, selon elle, affaiblirait la gauche face à l’extrême droite. Elle a souligné que Jean-Luc Mélenchon obtiendrait les scores les plus faibles face au Rassemblement national dans les scénarios de second tour. Une dispersion des voix mènerait à une impasse politique où Mélenchon, bien que central, ne parviendrait pas à rassembler suffisamment pour l’emporter. Elle critique également ceux qui basent leur stratégie sur une opposition à LFI sans proposer d’alternative crédible.
Le premier tour de l’élection présidentielle de 2027 est prévu pour le 11 ou le 18 avril, et le second tour pour le 25 avril ou le 2 mai. Emmanuel Macron, l’actuel président, ne pourra pas se représenter, la Constitution limitant les mandats présidentiels à deux consécutifs.






