
L’ancien président de la République, François Hollande, manifeste clairement son intention de peser dans le débat politique en vue de l’élection présidentielle de 2027. Bien qu’il ne soit pas encore officiellement candidat, il s’active en coulisses, travaillant sur un projet et affinant sa stratégie. Cette démarche suggère, selon l’analyse de Richard Flurin, une volonté de « prendre sa revanche » sur le destin politique de 2017, lorsqu’il avait renoncé à briguer un second mandat.
Dans une interview accordée à Marianne, l’ex-chef de l’État a affirmé se « préparer », soulignant sa différence avec les autres potentiels candidats : « J’ai déjà été président et je n’ai pas été candidat à ma propre succession en 2017. » Il insiste sur sa « relation passionnelle […] avec la France », plutôt qu’avec le pouvoir, et sur son désir d’être « utile » dans un monde « fracturé » où la démocratie est menacée.
Cette préparation inclut l’écriture d’un ouvrage, à paraître chez Robert Laffont avant la fin de l’année, qui viendra s’ajouter au débat face à d’autres personnalités comme Raphaël Glucksmann. Une association de soutien, « Démocratie 2030 », a même été créée par des proches pour recueillir des fonds, marquant une étape supplémentaire vers une candidature.
Malgré des sondages qui le placent autour de 8% des intentions de vote, un chiffre supérieur à ses débuts avant 2012, François Hollande reste en deçà de certains concurrents. Cependant, son expérience passée à l’Élysée lui confère une « capacité présidentielle » perçue par les Français, y compris ceux qui ne le soutiennent pas forcément. Il est perçu comme un « élément de stabilité » et un « capitaine expérimenté pour gros temps », capable de s’adresser à différentes tendances.
Face à la division de la gauche, notamment avec Jean-Luc Mélenchon qu’il estime incapable de rassembler et de gagner, François Hollande écarte l’idée d’une primaire qu’il juge « sans sens ». Il privilégie la construction d’un projet et le rassemblement autour d’idées claires, estimant que l’enjeu de 2027 est « majeur, historique pour la France » et même pour la stabilité de l’Europe et du monde.






