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Malgré les affirmations de Donald Trump d'une victoire proche en Iran, les objectifs initiaux, notamment sur le nucléaire et les missiles, sont loin d'être atteints, confrontés à une réalité complexe et fluctuante sur le terrain.

Malgré les affirmations de Donald Trump selon lesquelles les États-Unis sont « presque » parvenus à leurs fins en Iran, la réalité du terrain suggère une situation bien plus complexe. Le président américain a déclaré mercredi soir que la guerre, qui a débuté le 28 février, était sur le point d’être achevée, promettant de nouveaux bombardements sans toutefois fixer de délai précis. Cependant, les objectifs de Washington en Iran, souvent flous, ont fluctué depuis le début des frappes, rendant difficile d’évaluer leur succès.

Initialement, l’un des principaux objectifs affichés par l’administration Trump était de veiller à ce que l’Iran ne puisse « jamais se doter de l’arme nucléaire ». En 2018, Donald Trump s’était retiré de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) de 2015, arguant qu’il ne parvenait pas à freiner le programme de missiles balistiques de l’Iran et son influence régionale. Or, après ce retrait, l’Iran a commencé à ignorer certaines limitations de son programme nucléaire. Des rapports de 2025 indiquaient même des bombardements de sites nucléaires iraniens pour tenter d’y mettre fin par la force.

Les objectifs déclarés par l’administration Trump incluent l’anéantissement de l’arsenal et de la capacité de production de missiles balistiques de l’Iran, la destruction de sa marine, la rupture de son soutien aux proxys terroristes, et la garantie que l’Iran n’acquière jamais l’arme nucléaire. Pourtant, un mois après le début de l’opération « Epic Fury », les forces iraniennes continuent de lancer des missiles, même si les États-Unis revendiquent une dégradation de leurs capacités.

De plus, la volonté de Donald Trump de rouvrir le détroit d’Ormuz, une voie de navigation cruciale, sans engager de troupes américaines, et son souhait que d’autres pays s’en occupent, soulignent une divergence entre les objectifs annoncés et les actions concrètes. L’absence d’une stratégie de sortie claire et la préparation de l’Iran à un conflit prolongé suggèrent que la guerre est susceptible de s’éterniser, avec des implications sérieuses pour la région et l’économie mondiale.