
Une semaine après les élections municipales, un appel retentissant pour « un sursaut d’unité » et « une candidature unique » en vue de l’élection présidentielle de 2027 a été lancé par environ 90 personnalités politiques de droite et du centre. Publiée dans La Tribune Dimanche, cette tribune met en garde contre la possibilité d’un « duel probable opposant au second tour […] Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national ». Pour « éviter cet aller simple vers le populisme », ces élus du bloc central et de la droite ont décidé de prendre la parole.
Parmi les signataires, on retrouve des figures de Renaissance telles que Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, ainsi que les ministres Stéphanie Rist et Mathieu Lefèvre. Des députés et anciens ministres comme Stéphane Travert, Astrid Panosyan-Bouvet et Marc Ferracci ont également apposé leur signature. Du côté des Républicains (LR), les ministres Vincent Jeanbrun et Philippe Tabarot, le sénateur François-Noël Buffet et la députée Michèle Tabarot ont rejoint l’initiative. Des élus du MoDem, d’Horizons (dont Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer), de l’UDI et du groupe indépendant LIOT à l’Assemblée ont également signé le texte.
Les signataires exhortent les dirigeants de leurs familles politiques et les candidats déclarés ou pressentis à « dialoguer et construire cette démarche » d’unité, en appelant à « dépasser les querelles d’ego ». La méthode pour y parvenir n’est pas précisée, la tribune affirmant que « peu importent les modalités, peu comptent les chemins ». Plusieurs personnalités ont déjà manifesté leurs ambitions pour 2027, notamment Bruno Retailleau, Gabriel Attal, Édouard Philippe et Michel Barnier. Les noms de Gérald Darmanin et du Premier ministre Sébastien Lecornu sont aussi évoqués. Dominique de Villepin, qui a lancé son propre parti, La France humaniste, se positionne également.
La pression pour un candidat unique s’intensifie. Gérald Darmanin a invité son camp au « sursaut » et continue de faire pression pour une primaire. Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a plaidé pour un « candidat unique » de la droite et du centre « au plus tard » en novembre. Le chef des sénateurs centristes, Hervé Marseille, s’est dit favorable à un rassemblement, mais a exprimé son opposition à une primaire, suggérant que « les sondages et l’opinion » pourraient départager les prétendants à l’automne.






