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Malgré l'annonce de 20 centimes par litre de rabais, la colère des transporteurs routiers ne faiblit pas. L'OTRE maintient ses mobilisations régionales dès le 28 mars, avec des actions prévues à Lyon, Clermont-Ferrand, puis des opérations escargot en Île-de-France et d'autres manifestations à travers la France, rejoignant la FNTR. Ils jugent les mesures gouvernementales insuffisantes face à la flambée du prix du gazole.

La grogne des transporteurs routiers ne faiblit pas face à la flambée du prix du gazole, malgré les mesures gouvernementales annoncées. L’Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE), qui représente les petites et très petites entreprises du secteur, a confirmé le maintien de ses mobilisations régionales à partir du samedi 28 mars. Les 20 centimes par litre de rabais évoqués par le gouvernement, présentés comme un effort pour atténuer les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient, ne suffisent manifestement pas à apaiser la colère.

Jean-Marc Rivera, délégué général de l’OTRE, a clairement indiqué vendredi soir sur BFM-TV qu’« aucune action ne sera levée ». Les mesures gouvernementales, incluant un coup de pouce de 50 millions d’euros pour les TPE et PME en difficulté, équivalent à une aide de 20 centimes d’euro par litre de carburant, sont jugées insuffisantes par la profession. Dès samedi 28 mars, des actions ont eu lieu en Auvergne-Rhône-Alpes, notamment à Lyon et Clermont-Ferrand, sous forme de barrages filtrants sur l’A7 et la jonction A71/A89.

Le mouvement de contestation s’intensifiera la semaine prochaine avec une opération escargot prévue dès lundi 30 mars sur le périphérique parisien à partir de 9 heures, organisée par l’OTRE Île-de-France. D’autres manifestations sont annoncées les jours suivants : le mardi 31 mars dans les Pays de la Loire et en Nouvelle-Aquitaine, le mercredi 1er avril en Occitanie (Toulouse) et en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). Dans la région PACA, la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR), autre organisation professionnelle majeure, se joindra également au mouvement, signalant une extension et un durcissement de la contestation.

Les transporteurs estiment que les reports de charges sociales et fiscales ne sont pas des solutions durables et craignent des faillites en cascade. Ils réclament des mesures plus concrètes, telles qu’une aide forfaitaire par véhicule et une remise ciblée sur le carburant, comparable à celle mise en place en 2022. La hausse continue du prix du gazole, qui a atteint environ 2,22 €/L fin mars 2026, met en péril la trésorerie des entreprises. Le conflit au Moyen-Orient a en effet entraîné une hausse des cotations internationales et des risques sur les chaînes d’approvisionnement.