
Wall Street a clôturé la séance de vendredi en forte baisse, avec le S&P 500 et le Nasdaq enregistrant des pertes significatives. Cette chute est attribuée à une accumulation de craintes qui pèsent sur les marchés financiers. La guerre en Iran et la menace de fermeture du détroit d’Ormuz ont propulsé le prix du pétrole brut du Texas à 100 dollars le baril, ravivant les inquiétudes inflationnistes.
Les risques d’inflation pourraient contraindre la Réserve fédérale américaine (Fed) non pas à réduire ses taux d’intérêt, mais à les augmenter, ce qui aurait un impact négatif sur l’économie. L’incertitude plane également sur la capacité des géants de la technologie à financer la révolution de l’intelligence artificielle (IA) et sur la solvabilité des grands fonds privés envers leurs bailleurs de fonds.
Les investisseurs montrent des signes de lassitude face à la persistance du conflit au Moyen-Orient. Le Nasdaq a reculé de près de 12,8 % par rapport à son sommet, le S&P 500 a perdu 9,5 % et le Dow Jones est en retrait de 10,6 %. Ces chiffres dépassent le seuil de 10 %, ce que les opérateurs considèrent comme une correction boursière. Une correction est un indicateur important qui incite les traders à se couvrir davantage, ce qui peut accentuer les pertes sur les marchés.
Les trois principaux indices boursiers américains se dirigent vers une cinquième semaine consécutive de baisse, une situation inédite depuis 2022. Le moral des consommateurs américains a également chuté à son plus bas niveau en trois mois en mars, renforçant les préoccupations concernant la conjoncture économique.






