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L'Iran autorise le passage des navires « non hostiles » dans le détroit d'Ormuz, sur fond de négociations secrètes avec les États-Unis pour un plan de paix malgré les tensions et les conflits armés persistants.

L’Iran a annoncé que les « navires non hostiles » pouvaient de nouveau emprunter le détroit d’Ormuz, un geste perçu comme un signe d’apaisement dans un contexte de négociations non officielles avec les États-Unis. Cependant, Téhéran a précisé que « tout actif appartenant aux agresseurs – à savoir les États-Unis et le régime israélien – ainsi qu’aux autres participants à l’agression ne peut prétendre à un passage pacifique ou non hostile ».

Cette annonce, transmise à l’Organisation maritime internationale (OMI), intervient alors que des pourparlers secrets entre l’Iran et les États-Unis seraient en cours pour tenter de désamorcer la crise. La presse américaine évoque l’envoi de 3 000 soldats parachutistes américains au Moyen-Orient, tandis que l’Iran a continué de tirer des missiles sur Israël, qui a riposté en bombardant Téhéran. Ces tensions ont provoqué une flambée des prix du pétrole ces dernières semaines, avant un léger recul mercredi matin.

Des médias, dont le New York Times et la chaîne israélienne Canal 12, rapportent que l’administration Trump aurait transmis un plan de paix en 15 points à l’Iran, par l’intermédiaire du Pakistan. Ce plan inclurait un cessez-le-feu d’un mois, des exigences concernant le programme nucléaire iranien, l’abandon du soutien aux « proxys » régionaux comme le Hezbollah et le Hamas, et le maintien de l’ouverture du détroit d’Ormuz. En contrepartie, l’Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales et un soutien pour son programme nucléaire civil, sans changement de régime.

Donald Trump a confirmé la tenue de ces négociations, impliquant des personnalités comme Steve Witkoff et Jared Kushner. Malgré ces pourparlers, la guerre se poursuit. La centrale nucléaire de Bouchehr a été visée par une frappe israélo-américaine, sans faire de dégâts, et des missiles iraniens ont blessé 12 personnes près de Tel-Aviv. Au Liban, les autorités ont pris la décision sans précédent d’expulser l’ambassadeur d’Iran pour ingérence, s’attirant les foudres du Hezbollah. Des raids israéliens ont fait neuf morts dans le sud du Liban, bastion du Hezbollah, et des attaques de drones et de missiles iraniens ont été signalées à Bahreïn, en Arabie saoudite et au Koweït.